ACTION SOCIALE

Sur le Plateau de Haye (54)

 

 

       La Mazurka du sang Noir possède, outre ses compétences artistiques, une solide expérience des interventions auprès des publics en difficultés. Implantée sur le quartier du Haut-du-Lièvre depuis 10 ans, la compagnie agit  depuis 2005 au sein du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (Politique de la Ville et ACSE), en partenariat avec la Région (IRELIS), le Département (TAMS) et la CUGN.

 

La compagnie est à l’origine du festival Melting Potes qui se tient chaque année au printemps sur le quartier du Haut-du-Lièvre. Piloté par un groupe d’étudiants dans le cadre de leur cursus universitaire sous la direction de leur enseignant Gilles Losseroy, ce festival s’est donné pour ambition le brassage des populations et l’accès à la culture pour tous.
Si le festival est la partie apparente du travail, l’action sur le terrain se déroule sur toute l’année en partenariat avec les associations, les structures socio-éducatives et les établissements scolaires du quartier.

Cette offre a permis de décloisonner des mondes qui trop souvent s’ignorent ; elle a abouti à des opérations telles que :
- la réception de groupes de jeunes du quartier sur le campus Lettres de l’Université de Lorraine,
- la réalisation de décors de théâtre en public sur le campus par des jeunes du quartier en amont de représentations de Roméo et Juliette à la MJC du Haut-du-Lièvre,
- la réalisation de courts-métrages, d’ateliers d’écriture et de spectacles de théâtre écrits par les jeunes en collaboration avec les collèges du quartier, sous la direction de professionnels du spectacle,
- la mise en place de partenariats entre des structures du quartier et des institutions : Orchestre symphonique et lyrique, Ballet, Opéra…
- la création de concours d’écriture de textes destinés à être lus à l’issue d’une représentation théâtrale professionnelle.

L'Est Républicain - 09/04/14

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L'Est Républicain - 24/01/10

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Les Garçons Trottoirs et Roberdam

Haut-du-Lièvre - Mai 2008

 

Le Haut du Livre

 

 

Depuis 2016, La Mazurka du Sang Noir est à l'initiative du festival de littérature de jeunesse LE HAUT DU LIVRE, qui se tient sur le quartier du Haut-du-Lièvre à Nancy avec l'association étudiante Doxa Vita et comme partenaires La MJC du Haut-du-Lièvre, l'Université de Lorraine, La Ville de Nancy, le Conseil départemental 54, La Région Grand-Est, la Métropoloe du Grand Nancy et l'Office Métropolitain de l'habitat du Grand Nancy et Le Livre sur la Place. Depuis sa création, ce festival a pour parrain Daniel Picouly, présent chaque année.

​Edition 2018

 

L'Est Républicain - 14/03/16

L'Est Républicain - 27/03/16

L'Est Républicain - Avril 2017

L'Est Républicain - 09/04/17

L'Est Républicain - 01/04/18

L'Est Républicain - 09/04/14

En région

          L’une de nos actions phares en région porte sur les ateliers d’écriture :

          Pour un public écarté du système scolaire, l’écriture est souvent vécue comme le renvoi permanent à une situation d’échec, ou comme le souvenir d’un apprentissage pénible, voire humiliant. C’est dans tous les cas un signe honteux de l’infériorité sociale. Or l’écrit est avec le langage, l’un des deux moyens les plus communs et conventionnels de l’expression.
         Il est donc nécessaire que ce public puisse se réapproprier l’écriture et qu’elle (re)devienne un moyen qui lui permette de s’affirmer, d’exprimer un imaginaire et une personnalité. Car l’imaginaire de ces jeunes ou moins jeunes est souvent très riche, et qu’il puisse s’exprimer contribue à valoriser l’image de soi, à redonner confiance dans l’expression.
        C’est donc vers une parole sans complexe, libre et créative, que cet atelier oriente ses participants, à travers des séquences courtes sous forme de jeux variés et hors de toute contrainte normative (orthographe…) même si le regard des animateurs n’occulte pas ces aspects. Mais à aucun moment nous ne perdons de vue que  notre objectif final est de donner au public la possibilité de réinvestir la parole, de la faire entendre et partager.
       Un atelier de ce type est conduit auprès de L’Ecole de la 2ème Chance de Nancy. Dans l’objectif de valoriser les productions des élèves, nous sommes en train de transformer l’essai par la réalisation et l’édition d’un recueil d’une sélection des textes produits. En outre, cet ouvrage fera l’objet pour ses auteurs d’une découverte des métiers du livre puisque l’imprimeur a donné son accord pour accueillir des élèves de l’E2c et les associer à la réalisation. A ce titre, cette action rejoint nos formations plus classiques, et se décline ici en découverte pratique des métiers.

En milieu carcéral

 

         Nos interventions en milieu carcéral ont commencé par la diffusion de spectacles suivis de discussions avec les détenus. Elles se sont poursuivies par une action spécifique en direction du public incarcéré. Après un travail sur la voix réalisé en partenariat avec un musicien,  "PORTRAITS FILMES", est l’action conduite actuellement sous la direction de Françoise Klein, comédienne plasticienne et metteure en scène, avec la directrice de la photographie Julie Palacin et la réalisatrice Kim Massee.

Jouer à être l’autre 1 et 2​
Regarder et être regardé

       Les participants sont actifs quoi qu'il arrive, en passant de l'état de spectateur à celui d'acteur et vice-versa. Le détenu regarde et il est regardé, il propose et il donne d'autres images de lui.  Il se libère progressivement de sa condition. Sous l'œil de la caméra, il cesse d'être objet pour devenir sujet.

​     Phase 1 (2011-2012) :
De la prise de parole… : soutenir un discours, aborder un texte théâtral ou non, … à l’improvisation… : individuelle ou collective pour appréhender le rapport à l'autre, apprendre à être regardé, montrer des images de soi, jouer avec la notion de personnage... pour exprimer un imaginaire, développer sa créativité et sa capacité d’adaptation : l’improvisation est la capacité à verbaliser un espace, un objet, une situation étrangers, pour se les rendre immédiatement familiers par le langage… et au portrait : élaboration d'un portrait de soi en partie réel ou pas, filmé ou pas (selon le désir du participant). Portrait qui n’est pas forcément littéralement une « image » de la personne. Cf  les « portraits » d’Arman.

​     Phase 2 (2013) :
Par la pratique de l'improvisation se poursuit le travail commencé avec Jouer à être un autre 1, dans le but cette fois de rendre possible la libre expression de chaque participant. A cette fin sont utilisés des masques, des costumes et des accessoires, pour créer d'autres images de soi. La trace filmée permet de donner une attention toute particulière à la notion de regard porté sur soi et les autres. Elle permet de créer la matière de l'écriture en cours d'un film documentaire sur lequel nous travaillons et qui nous tient à cœur. Le rapport qui s'est construit dans les temps d'atelier avec les détenus tend à prouver la faisabilité de ce projet.

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L'Est Républicain - 14/09/01